réforme de l’expertise technique internationale: FRANCeXP réagit

Le Président de la République a demandé le 14 novembre 2012 au gouvernement de « prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour faire que l’expertise devienne encore plus performante ». Dans la lettre de mission adressée aux deux responsables opérationnels de la mission de modernisation de l’action publique pour ce thème, (Pervenche BERES et Gérard BELET) , le Premier ministre demandait de procéder à « l’évaluation du dispositif français d’expertise internationale », de présenter les pistes de rationalisation et d’en quantifier « les gains pour les finances publiques et pour l’efficacité de l’action publique ».

 Après une série de consultations, la création de groupes de travail et la réunion d'un premier comité de pilotage, un deuxième comité de pilotage a été réuni le 20 février 2014 qui a examiné un premier document de travail que nous reproduisons ici pour nos adhérents: (page réservée aux adhérents)

http://www.francexp-site.fr/pages/themes-d-actualite/reforme-de-l-expertise-technique-internationale.html

Parmi des choses positives - notamment l'idée de confier un mission de coordination à une institution (le SGAE - secrétariat général aux affaires européennes) qui n'ait pas la double casquette de concurrent et de coordinateur de la concurrence, ou quelques propositions en faveur des experts - , ce document souffre de plusieurs défauts ou limites, dont nous avons dressé un rapide état dans un courrier adressé aux responsables opérationnels (disponible aux adhérents dans la page mentionnée ci-dessus).  

Nous considérons au premier chef que ce document souffre de deux handicaps majeurs:

 - il confond opérateurs nationaux et experts. Nous considérons au contraire qu'il s'agit-là de deux choses différentes, on peut défendre l'influence française ou l'approche française sans pour autant être l'employé ou le prestataire d'une entreprise ou d'un organisme français, ni même en étant français voire francophone.

- une fois de plus, il s'abstient de consulter les associations représentatives des experts. Tout le monde parle des experts ou les utilise et les emploie, mais seuls les experts sont exclus du débat sur leur propre situation. Cet état de fait doit cesser et c'est la raison pour laquelle nous avons réagi au nom des membres de notre association. (cf courrier mentionné supra).

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